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Entretien Jacques Leborgne

Cote : AUD.20191114 LEB

Date de production: 14 Novembre 2019
Description : Né en 1922, Jacques Leborgne a fait toute sa carrière dans les bureaux de calculs structure des appareils chez Dassault puis chez Aérospatiale.

Indexation réalisée par Emma Perez-Laffont
00’01 : Présentation de sa jeunesse dans l’Aisne puis études à Lille pour faire Maths Sup et Maths Spé. Parce qu’il aimait l’aviation il rentre à l’ENICA, l’École nationale supérieure d'ingénieurs de constructions aéronautiques à Toulouse. Une fois diplômé, il rentre chez Breguet en 1967. Quitte Breguet-Dassault en 1989 au moment de la fermeture de l’usine. Puis, travaille pour l’Aérospatiale jusqu’en  1994. Après cela il est muté à l’après-vente Airbus. Il était responsable de la structure des avions. Ignore pourquoi il est passionné d’aviation.
02’44 : Il a fréquenté le salon du Bourget depuis 1959.
04’10 : Parle de son école, il est rentré dernier et est sorti premier de sa promotion. L’ambiance était très bonne parce qu’il y avait uniquement des petites promotions. Les professeurs variaient beaucoup comme ils étaient tous extérieurs à l’école. Raconte ses années à l’école.
08’40 : Entre comme ingénieur au bureau de calcul de chez Breguet.
09’50 : Premiers calculs sur le Breguet 941. C’est un avion qui l’a marqué à vie.
10’50 : Lorsqu’il commence à travailler sur le jaguar il l’adore tout de suite. C’est son avion de chez Breguet Dassault jusqu’au dernier jour. Traite du bureau d’étude de Toulouse qui est chargé de faire le fuselage du Jaguar Marine en 1967. C’est un très gros programme parce qu’il faut établir l’appontage, c’est un travail d’envergure parce que ça n’avait jamais été fait.
13’30 : Il n’a pas assisté au premier vol mais comme cela s’est très mal passé il a été convoqué d’urgence à Melun-Villaroche pour réparer l’avion en une nuit.
14’35 : Comme le deuxième vol s’est bien passé il est retourné à Toulouse.
14’40 : En suivant l’appareil il fait deux campagnes sur porte-avion : Le Clémenceau en juillet 1970 au large de la Bretagne puis sur le Foch en Méditerranée. Il ne va pas y retourner tout de suite parce que le jaguar marine ne sera pas choisi.
18’13 : Rencontre les équipages d’essai de chez Dassault à Bordeaux, juge que c’est une période intéressante.
18’30 : Gros changement dans les bureaux de calculs puisque c’est l’apparition des calculs d’éléments finis. La première fois que ça a été appliqué c’était sur Mercure. Il explique qu’on représente tout l’avion par ses éléments qui étaient essentiellement des taules et des barres. Les calculs étaient fait par ordinateur mais ça restait encore très compliqué.
23’11 : On rentre dans l’ère Alphajet qui déménage de Saint-Cloud à Toulouse. Il s’est occupé des calculs de toutes la pointe avant. Ce n’est pas une période qui l’a particulièrement marqué.
25’55 : Raconte une anecdote sur des réchauffeurs de torpilles dans l’Atlantique, cela fait partie des souvenirs « marrants » qu’il a.
27’30 : A participé à quelques essais mécaniques avec beaucoup de techniques différentes qui n’ont pas toutes servi plus tard. Son champ de compétence concernait la symétrie des appareils.
29’30 : Revient sur les mouvements sociaux de mai 1968 pendant lesquels l’usine a été occupée. D’après lui ces actions ont laissé des traces pendant un certain temps. Il n’était pas très engagé dans la lutte, il le faisait uniquement s’il avait le temps après son travail.
34’04 : A pu rencontrer M. Ziegler (père) qui a été viré du groupe Breguet lorsqu’il y a l’absorption avec Dassault. 
35’40 : Reconnait qu’en 1971 lors de la fusion il a fallu harmoniser les luttes syndicales.
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