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Photographie

DEVOIR DE MÉMOIRE - Gilles Collaveri, président d'Aerocherche, Claude Leymarios et sa compagne

Cote : 1PHnum.MANA.2018.1


Description : Le 17 mars 2018, lors de la conférence organisée par Gilles Collaveri autour de l'accident du Dewoitine D.338 d'Air France accidenté sur le Canigou le 23 mars 1938.
A cette occasion Claude Leymarios a déposé les documents d'archives de son père, André leymarios, radio navigant sur ce vol.

Sur la photo de gauche à droite :
Gilles Collaveri, Mme Leymarios, et Claude Leymarios.

"Le parcours de mon devoir de mémoire" par Claude LEYMARIOS :
 
Lorsque ma mère, Denise-JUNOT-LEYMARIOS, est décédée le 7 janvier 1936, Germaine DELAPLANCHE-LEYMARIOS, mère de mon père et ma grand-mère paternelle, est venue à Toulouse pour s’occuper de mon frère Guy et de moi-même.
 
Après le décès de mon père, André LEYMARIOS,  le 23 mars 1938, nous sommes repartis, avec ma grand-mère, pour Morée (Loir-et-Cher) où habitaient la sœur aînée de mon père et son mari, André RENAULT, que mon père avait institué notre tuteur légal.
 
Ma grand-mère, avant de partir de Toulouse, a réuni toutes les affaires ayant appartenu à mes parents et, en particulier des documents et des objet en relation avec mon père.
 
J’ai commencé mon devoir de mémoire, en prenant possession de ces documents, avec l’accord tacite de mon frère aîné Guy. J’ai commencé à les exploiter et à les intégrer dans mes recherches généalogiques entreprises sur la famille dans les années 1950.
 
Ces recherches ont abouti à l’écriture d’un ouvrage distribué à tous les descendants, intitulé « de Pierre LEYMARIOS/Madeleine GRÉGOIRE et Marc JUNOT/Catherine BAUBIS à André LEYMARIOS et Denise JUNOT, paru en décembre 1997.
Le chapitre 11, intitulé « Vivre intensément...jusqu’à la mort ! » et le 12 « In mémoriam... » sont les premiers écrits consacrés à mon père André LEYMARIOS.
 
Après quelques mois de pourparlers avec la mairie de Morée (Loir-et-Cher), une rue André LEYMARIOS y fut inaugurée le samedi 4 juin 1994 par l’amiral  André STORELLI, ancien commandant en chef de la flotte française du Pacifique, résidant au château de Pezay, commune de Marolles (près de Blois), que je connaissais personnellement. Le choix de l’amiral STORELLI, permettait de mettre aussi l’accent sur le passage dans la Marine, puis l’Aéronavale d’André LEYMARIOS.
Note : André LEYMARIOS a vécu à Morée de janvier 1912- date de décès de son père Clovis LEYMARIOS- à août 1921, date de son engagement dans la Marine.
 
Septembre 1995, à l’initiative de ma compagne Marie-Claude VITALI, nous entreprenons un voyage à Corsavy (Pyrénées-Orientales). Le lundi 18 septembre 1995, nous sommes reçus par Jean VAILLS, maire de Corsavy et le mardi 19 nous nous rendons, en compagnie de notre guide, Michel CABANA, sur les lieux mêmes de l’accident, au-dessus des mines de Bafert
 
D’autres pourparlers, que je menai avec avec la mairie de Blois, aboutirent à l’inauguration, le samedi 23 mars 1996 (58 ans après la date de l’accident du Canigou), d’une place André LEYMARIOS, située dans le quartier des Aviateurs. Elle fut inaugurée par Jack LANG, ministre de la Culture et maire de Blois.
Note : André LEYMARIOS avait vécu à Blois de 1904 à 1912- École primaire Victor Hugo.
 
En octobre 2003, sortait, aux éditions Alan Sutton, mon livre « Henri ROTH, un pilote d’exception- Du SPAD VII au Superstarliner ». Dans le chapitre « Air-France- de Cannes à Toulouse », j’évoque mon père à plusieurs reprises.
 
Au 3ème trimestre 2010, sort mon livre « L’Aviation de A à Z » aux éditions Alan Sutton. La lettre L est consacrée à « Leymarios André- Devenir radionavigant au début des années 1930 ».
 
17 mars 2018 – 80 ans après l’accident du Dewoitine 338, grâce à Gilles COLLAVERI, qui a fait des recherches archéologiques sur le lieu du crash, se tient à Aérospace à Toulouse-Blagnac, une exposition sur le matériel recueilli sur place avec un exposé de présentation. Je dépose auprès de Fabienne PERIS, conservatrice des collections du musée Aérospacia. de Blagnac, la totalité des documents que ma grand-mère avait précieusement conservés et m’avait transmis.
 
La boucle est bouclée… j’ai accompli mon devoir de mémoire.

 
Claude LEYMARIOS, fils d’André LEYMARIOS
 



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